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25.07.2008
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Un accordéoniste, des marionnettistes, un carroussel, on se croirait dans un film de Jeunet. Je traverse la rue de la République bondée à 2h. J'ai des grosses cernes sous les yeux, des prospectus plein le sac, des piqures de moustiques plein les genoux et probablement le même sourire que Indiana qui a trouvé le St Graal (la référence intello). Au dessus de moi Gérard Philipe veille, enfin pas lui vraiment vu qu'il est mort mais au moins sa photo...Je me rappelle d'Hamlet et de mon frisson lors de la noyade d'Ophélie, de la clarinette dans la Mouette, des chansons de Boris Vian, des mauvais spectacles aussi, des mauvais comédiens et des bons aussi, des mauvais textes et des bons textes. Comme ce petit Shakespeare, qui, je pense, ira loin ! j'ai un peu le cafard je pars demain. Je ne verrai plus le palais et les jolis cloîtres, les comédiens peinturlurés qui bougent pas. Je ne souffrirai plus le mistral. On ne me donnera plus de flyer. Je ne participerai plus aux discussions du "théâtre des idées", je parlerai moins de Castellucci, Tanguy ou Pommerat.
Je donne deux euros aux marionnettistes
Là normalement il faudrait que je trouve une chute sprituelle avec une citation de Vilar ou de Vitez. Mais comme c'est trop prévisible, je vais m'abstenir et me contenter de dire que "Avignon, ben dis donc c'était vachement bien, quoi !"
Jeanne
00:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.07.2008
Eh dîne bras! [Tome dernier]
Le plus grand exploit ? L’ascension de l’Arthur’s seat, sommet d’Edinburgh. 3heures de marche pour arriver en haut. Maëva, Etienne, Pierre et moi. 3heures de marche sont le signe d’histoires très mal racontés de Maëva, sous le signe de moi trop crevé, sous le signe des Pink Floyd écoutés au sommet de la « montagne ».
Le truc vu le moins intéressant ? La vue de la pelle préférée de sa majesté la Reine au Scone Palace, palace rempli de papier maché (c’est pas des conneries). La meilleure vidéo ? Caractéristique d’Edinburgh, non ?
Château d’Edinburgh, visites de la ville, Botanic Garden, Scone Palace, Visionnage de « Brave Heart », démonstration de chien de berger (j’ai envie de dire lol parce que c’était très « spécial » de voir un chien courir après 3 canards), croisière sur le Loch Lomond, cours, excusions, sorties à la plage, dans Eh Dine Bras.
Toutes les photos présentes ont été prises sans trucage par Pierre.
Voyage parfait. Et déjà le retour, et déjà les 19heures de bus. Déjà les départs. Une dernière macarena dans le bus. Tous le monde est là ? Calais. Paris.Et les adieux.
Merci à tous. Inutile de citer les 48 noms ici, mais ces noms, ces visages, ces personnes sont et seront gravés à jamais. Nos chemins se séparent, nos vies reprennent leur cours normal. 15 jours, 15 jours de bonheur intense. 15 jours de liberté et de découverte. C’est fini, mais c’est la vie. Sans durée définie, un événement perd de sa valeur. C’est la vie. Une succession de rencontres et d’événements qui font ce qu’on est. Ces rencontres, et au fond, seules ces rencontres, seules les rencontres font notre richesse. Vous me manquerez aussi. Je vous ai donc mes contacts MSN. Bye.19:38 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
17.07.2008
j'ai un train à prendre
Range mes chansons
Nettoie mes fausses converses
Récupère un peu d’argent
Fais des lessives
Repasse mes fringues
Change de train
M’ achète « Charlie »
Dis bonjour à mes parents
Mange des légumes et des produits laitiers
Dors
Refais mes valises
Et pars pour Avignon…
A bientôt, pour, je l’espère, une note construite, sur mes vacances , pour l’instant, plutôt fun !
Jeanne
22:22 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.07.2008
Eh dine bras! [Tome 2]
En quelques jours, nous avons eu droit à toute l’étendue des talents culinaires des écossais. Rien ne vaut les produits français et pour cause. Ici, tout s’achète en masse, tout est gras, sucré et surtout pas bon. Nous n’avons pas les mêmes valeurs. Un sandwich n’est pas un sandwich, un jus de fruit n’est pas un jus de fruit et mille autres choses de la même espèce.
Après une matinée de cours, arrive l’heure du midi. Et grand moment d’émotion, ouverture des « boites à lunch ». L’uniformisation. 49 élèves. Même repas. 2 « sandwichs » ; un paquet de chips au vinaigre (ils ont un attrait très spécial pour le vinaigre, allez comprendre) ; une boisson et une barre de chocolat bon marché. Nous revoilà dans un communisme agraire primitif (elle est pas de moi celle là héhé), et chacun met son repas sur la table de groupe et chacun prend ce qu’il souhaite. Puis le reste…poubelle. Du gâchis ? peut-être.
Edinburgh a multiplié ses ventes de « Spasfon » depuis l’arrivée d’étudiants étrangers. Combien de maux de ventre ? 20% selon M. Merle notre accompagnateur (il s’appelle M. Merle ^^). J’y ai évité, je n’ai pas gouté aux produits laitiers.
« Je sais pas cqu’on leur donne à manger aux vaches écossaises mais putain, leur lait. Il n’y a pas de mots pour définir ce que je ressens » Vincent, voisin de chambre (dont l’intestin grêle ne sera plus jamais comme avant)
« Manger à Edinburgh ou comment avoir 5 aphtes dans la bouche » Moi (j’en chie : ceux qui ne savent pas ce que c’est qu’un aphte, taper « aphte » sur Google Image ^^)
« On a été victime d’une arnaque linguistique, la dame avait dit « Do you want toast » et pas « Do you want toasts »… du coup, on a eu qu’un toast au ptit dej et jle savais même pas » Mascotte
Mis à part ces petits soucis dûs à une différence culturelle, le voyage se passe à merveille. Racontage de vie. Visite d’Edinburgh. Marche. Rigolade.
La famille dans laquelle je suis est composée de 2 écossais pur souche. Rona et son fils. Rona, histoire de résumer, c’est un peu Chuck Norris au féminin, rebelle, et un rire que je qualifierais de spécial, afin de ne pas le qualifier de sonore. De vrais guerriers les écossais, notamment dans leur caractère. Elle crie en parlant Rona. Elle te dit bonjour, t’a l’impression qu’elle t’engueule, en fait non. Son fils, geek de sa génération, PS3, Wii et jeux violents.
Vincent, français avec qui je partage la chambre, est un type plutôt sympa. Un peu maniaque. Mais ça va. Je partage aussi la chambre avec Férazzz, un arabe d’Arabie saoudite qui parle qu’arabe et anglais à ses heures. Nos journées sont rythmées par des cours dans lesquels on fait que parler Anglais et des aprems marche, ballades, visites.
La BBC est vraiment une chaine trippante, je dis ça parce qu’après notre diner qui finit à 18heures, on regarde la TV jusqu’au dodotage, en discutant, of course, avec Rona, de nos journées. Les « TV shows » sont sympas.
Moi, avec Aurore et derrière, on peut voir le guide. Vraiment sympa (l’accompagnatrice, pas le guide). (Le tee shirt jaune et moche CLC, c’est pas sa faute, ils sont obligés).
Un vrai écossais avec son kilt jouant de la cornemuse. Il en a du souffle.
Pour clore l’article, voilà la photo d’un bâtiment Edimbourgeois.
Suite au prochain numéro de … « Eh dine bras ! ».
[Je rappelle aux lecteurs que j’en chie pour publier ces articles vu que j’utilise le « Wifi Gratuit » du Burger King d’Edinburgh]
Article édité le 22/07/08
Hocine.
20:32 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Eh dine bras! [Tome 1]
Cela fait 2 jours que je suis à Edinbourg et des tas de choses à raconter. Parce que bon, pour quitter la Franche Comté et arriver à Edinbourg, il faut bien traverser 1000 km et ce genre de traversée n’est jamais calme et sans embuches.
Etape 1 : Montbéliard/Paris
Se poser et attendre 4 heures son arrivée à Paris Est semble simple pour un individu inexpérimenté. Certains diraient que la SNCF est un réseau pour le moins merdique et que « l’on verra quand on sera étudiant ». Mouais. Après 3heures de voyage, et à la surprise générale, le train s’arrête dans une « ville », ou plutôt un coin paumé qu’est « Romilly sur Seine », la gare était rustique et bien sur, yavait personne. « C’est bizzare, le gugusse avait pas dit qu’on s’arrêterait ici » je disais à mon père. Les 3 notes annonciatrices d’une nouvelle retentirent « Nah, nah, naaahh ». C’était le gugusse. « En raison d’un train brûlé devant nous, nous sommes arrêtés ici pour un retard de durée indéterminée. ». 10 minutes de retard. 20 minutes. 1 heure. « Nah, nah, naaahh ». Re-gugusse. « Des bouteilles d’eau fraîches sont distribuées à l’avant du train ». 1heure 30. « Nous redémarrerons dans une dizaines de minutes ». Il ne faut jamais croire un gugusse de la SNCF, en effet, 30 minutes plus tard : « Des plateaux repas sont distribués à tous les passagers ». On veut pas manger, on veut arriver à Paris ! Jme suis fait des tas de copains à Romilly. Elle souligne bien le côté épique de la situation cette photo hein ? Non^^ Mais ca souligne l’aventure au moins. 2 heures 30 de retard plus tard, et à 23heures à Paris Est, il nous reste 45 minutes pour atteindre le point de rendez-vous dans Paris. Le bus a pris pas mal de temps pour arriver, donc, on s’est fait chier quelques temps. Mon père a du s’amuser à trouver un hôtel dans Paris à 1Heures du matin.
Etape 2 : Paris/Edinbourg
Ca y est, me voilà dans le bus. 0h30. Je ne connais personne. Surpris de voir à quel point les gens sont ouverts. Un gars s’assoit à côté de moi, et commence à me raconter sa vie, ses peines. Jsuis tombé sur le déprimé qui se tape, en plus, un voyage à Edinbourg forcé par ses parents. Je commence à parler aux gens devant, puis aux gens derrière, aux gens à côté. Je retiens des noms, connais de nouvelles personnalités, plus sympas, moins déprimés. 3h. Première aire d’autoroute. Je vois donc les 4 accompagnateurs : un type blasée, une toulousaine plutôt cool, 2 filles qui ne parlent pas. Premiers trips. 3h30. Le car repart et l’accompagnatrice nous sort « arrêtezzz ! Y manque 19 personnes » [avec l’accent toulousain]. Fallait voir la tête des 19 qui gueulait dehors ^^. Le jour se lève. 7h. Nous voilà à Calais. Prêts pour l’Eurotunnel. Le temps d’une partie d’échecs avec Maëva (fille de devant super intelligente {elle m’a battu^^}), me voilà rendormi pour 3 nouvelles heures. 10h. Arrêt pour « problème de force majeur » : tout le monde veut passer aux toilettes. J’ennuie donc l’accompagnatrice toulousaine avec ça, imite sarcastiquement son ptit accent et on repart. 12h30. Ahhhhh ! Burger King. La redécouverte du « double hungry whooper » m’a fait beaucoup de bien [ceux qui penseront l’inverse ne liront pas l’article^^]. La première « machée » m’a rappellé évidemment PH, Nilou, Beneton, ceux du premier Burger King. La seconde machée m’a rappellé la musique dans la peau, repenti. 13h. On repart. Le temps de quelques parties de Uno, d’admirer la pluie (ca souligne un peu l’aspect ennuyant…ca reste 19h de bus), d’une lecture plutôt marrante de « Roméo et Juliette », de voir Etienne tomber de fatigue (littéralement, il est tombé de son siège pour arriver sur le sol. Il s’est relevé et a sorti « Ah, chuis tombé ? »). Etienne, c’est la mascotte du voyage. Il vient aussi de toulouse et a fait 33H42 de bus. Ca vous change un homme 33H42 de bus.
Arrivée à Edinbourg. La pluie est un problème redondant. Du haut de nos 10°C à 19h, nous arrivons dans les familles. Me voilà donc avec Vincent (le français), et Rona Mc Way (l’écossaise).
J’omets des tas de choses afin que ce ne soit pas trop long à lire.
Le bonjour à tous ceux à qui je n’aurais pas pu le passer par faute d’un crédit de 1€, et une communication Internet qui me sera payante, si j’en trouve une. Je passe des vacances très sympas dont vous connaitrez ici l’essentiel. Bonnes vacances à vous aussi, donc.
« She said it’s cold, it feels like independance day » est tiré de « One Headlight » des Wallflowers parce qu’il se les gèle vraiment ici ^^.
Suite au prochain numéro de … « Eh dine bras ! ».
Hocine.
20:23 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
08.07.2008
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Une vieille dame cherche son horaire sur le grand panneau, elle demande à un contrôleur où se situe la voie C. La dame du « Relay » prépare un mokaccino, elle le renversera dans 4min 30. Il faudra qu’elle change sa blouse. Un ingénieur en pleine conversation téléphonique avec un client va entrer, il parlera très fort et gênera les autres jusque dans le train. Arrivé à destination il n’aura plus de batterie pour appeler sa femme. Le divorce sera prononcé l’hiver prochain. Une mère de famille essaie de canaliser son petit Théo, elle en oubliera de composter son billet et devra payer 35 euros. Une dame de 56 ans, fleuriste, attends au guichet pour se faire rembourser son billet « Prem’s ». Amandine, employée depuis 3 jours lui refusera. La dame de 56 ans criera très fort et réveillera le SDF assoupi sur le banc. Une mouche mourra dans d’atroces souffrances grillée par le néon qui l’attirait tant. Ce néon est situé juste au dessus du kiosque à journaux. Il n’y a plus de « Figaro », c’est le monsieur qui prend le train de 18h32 qui sera déçu…Charles, 16 ans et 3 mois n’en a rien à foutre du figaro il écoute Moby à fond vautré sur le banc à côté du clodo. Charles sera sourd à 47 ans.
Et au milieu de tout ça, un garçon embrasse une fille. C’est banal, assez commun. D’ailleurs eux ils sont communs. Le garçon n’est pas très grand, il est un peu fou. La fille est encore plus petite, plutôt chouette. Il porte tout les deux un pantalon noir étroit. On pourrait les confondre. Ils ne savent pas ce qui les attends. La fille va s’en aller, elle ne s’attendait pas à ce baiser. Enfin elle l’espérait plutôt. Quand elle ouvre ses grands yeux. Elle saute dans le train et ne se retourne qu’une fois à l’intérieur. Le joli garçon a disparu. Elle n’a pas pris son billet. Depuis sa place elle aperçoit la tasse qui se déverse au ralenti sur la tenue de l'employée, bientôt brûlée.
Jeanne
23:41 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
06.07.2008
Les nouveaux commerçants
Je pourrais être contente qu’elle soit caissière, me dire qu’il y a une justice dans ce monde. Mais j’essaie de refouler ce genre de sentiments aussi bas. Il n’y a aucune morale à cette histoire, vous pourriez y voir « À l’école tu travailleras, sinon caissière tu finiras », « Tes camarades tu humilieras, un jour tu le paieras ». Mais non, d’abord elle est peut être heureuse et moi je sais pas ce que je deviendrai. Ptètre qu’un jour je porterai cette même blouse rouge. J’ai pris mon jambon, mon paquet de spaghettis et ma facture et je suis partie sans avoir aucun avis sur la question.
Jeanne
21:52 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03.07.2008
...I'll be there for you...
… Nouveaux amis, des fêtes plus que sympas, des trips inoubliables, des parties de tarots géniales, des cours originaux, des confidences, des 12H en ville à manger des kebabs, ou à la cantine à parler de nos cours du matin, des discussions MSN sans fin, un voyage à Plymouth hors du commun…De simples gestes amicaux…Just souls swimming in a fish bowl…
… Parce qu’un être humain n’est rien sans autres êtres humains…et surtout parce que notre vie ne doit pas être passive… parce qu’on doit la prendre en main et que l’on doit s’ouvrir aux autres pour être heureux…merci à tous.
Amitié est clé du bonheur.
Le TOP 5 des phrases cultes :
1) « Le romantisme, c’est quand on aime manger » Pierre B.
2) « Mais c’est un petitt malinoiss ! » Félix
3) « Pourquoi monter une colline quand on peut se retourner puis la descendre ? » Nilou
4) « Une mise en abyme ? Comme la vache qui rit ! » Pierre B.
5) « Wow ! J’ai retourné les saucisses » Marie
Enfin des vacances bien méritées, 2 mois d’intenses repos, juste le temps de finir l’année bien commencée, de revoir ses amis, de visiter des endroits, de profiter de la vie. Enfin des vacances bien méritées, avant une année de Terminale, qui, je l’espère sera tout aussi bien que la précédente.
Hocine.
23:09 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.07.2008
Nuit de Juin
Ouvrir la fenêtre. M’asseoir, recoquevillée sur le radiateur de ma fenêtre jusqu’à avoir la trace sur les fesses. Sentir la nuit. Ecouter les chats qui maraudent. Me balader en shorty dans ma chambre à minuit. Ecouter, tout doucement, cette chanson mauvaise mais tellement belle. Des paroles creuses que je comprends. Trois misérables accords et pourtant je l’aime moi cette chanson. Lire n’importe quoi : deux pages de Vian qui traîne, un article de Première, une scène de Phèdre. Penser à ce que je ferai demain. Me demander où est marie à l’heure qu’il est , que fait Hocine. Et puis fatiguée, les yeux bouffis m’endormir dans les bras de Lucien, la fenêtre ouverte et me faire bouffer par un troupeau de moustiques.
Jeanne
16:10 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

