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25.02.2009

"And I'll laugh. During the flight and I'll laugh"

J’ai mis tous mes pulls dans ma valise, les pantalons et même les lunettes de soleil,  j’ai fermé mon baluchon, j’ai mis l’écharpe et mes bottes faites pour marcher dans la valise.

Embrassez papa, maman et Anna de ma part.

J’ai donné la clé du blog à Hocine, je lui ai demandé d’arroser mon cactus.

Je pars dans le Nord, le vrai Nord, celui où ça pique.

Embrassez Béatrice, Pierre-Henry, Vincent, et tous les autres.

Tel Nagawika le petit indien de la chanson, je m’en vais. Je ne dois pas surmonter des épreuves, traverser une forêt ou tuer un bison. Mais tout de même…

Embrassez Antoine ,Ananas et Lucien et Picsou aussi...

J’ai mon appareil photo dans mon sac pour les jolies images, mon carnet moleskine dans la poche pour les jolis mots…Je vous ramènerai du sirop d’érable, oui…Je ne perdrai pas mes affaires, non…Je serai gentille avec ma sœur, oui…Je ne me perdrai pas dans l’aéroport, non...

Si voyager loin, c’est grandir alors je veux être grande, très très grande,…

Embrassez qui vous voudrez

 

A vite,

 

Jeanne

22.02.2009

Rudie can't fail

 

Vacances méritées. L’occasion de dormir, de me reposer, de respirer l’air frais, de réfléchir calmement, de déstresser. Le temps, c’est ça le cadeau.

 

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Et je pense à tout, à rien. Je pense à toi, à moi, à nous. Je fais tout et rien. Surtout rien. J’erre. J’erre et je ne sais pas. Je ne sais pas et je ne sais pas si je veux savoir. Savoir tout et rien. Surtout rien.

 

J’suis crevé. Triste ? Enervé ? Blasé ? Crevé.

 

Hocine.

15.02.2009

Somewhere over the rainbow

 

 

 

 

Jeanne oublie ses clés et se retrouve dehors

Jeanne oublie d’arroser son cactus et il est mort

Jeanne oublie son livre d’histoire et elle a une croix

Jeanne oublie son parapluie et elle est toute mouillée

Jeanne oublie l’heure qu’il est et elle est en retard

Jeanne oublie les produits scalaires et elle perd des points

Jeanne oublie où elle est et elle se perd

Jeanne oublie aussi de manger et elle a faim

Jeanne oublie de se taire et elle se fait disputer

Jeanne oublie ses camarades dans un couloir et elle s’en veut

Jeanne oublie de dormir et elle baille

Jeanne oublie son texte et elle est toute rouge

Jeanne oublie son écharpe et elle tombe malade

Jeanne oublie d’écrire son nom et elle fait mauvaise impression

Jeanne oublie son nom et elle ne se reconnaît plus

 

 

 

 

Jeanne a la tête ailleurs 

 

 

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Photo prise par pH

08.02.2009

« La neige, c’est romantique ! » (Note n°3)

 

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Quel hiver enneigé.

Ce fut fin 2007. Alors que rien ne pouvait prédire ce qui allait se passer. Et plus précisément le dernier jour de l’année 2007. Etant un jour de vacances, j’eus le loisir de me réveiller aux alentours de 12H, mangeant un truc choisi au hasard dans le réfrigérateur. Et pensant, un peu anxieux, que je passerais une bonne soirée. Mais ce ne fut pas le cas. C’était pathétique. Ne pas bouger pour ne pas titiller l’opinion publique et le paradoxe suivant : « Si je suis heureuse, ils le sauront. Je vais pas être heureuse donc ». Et suivant cette lignée toute la soirée, je me retrouvais chez moi à 4 heures du matin. En 2008. A avoir passé un nouvel an avec des gens que je ne connaissais pas, et elle qui était tout pour moi. Et je ne comprenais pas. Pourquoi ça a foiré ? Et j’étais couché par terre, écoutant de la musique, cherchant à comprendre, et ne comprenant pas. J’ai fini par dormir, ne sachant où me placer entre dégout et incompréhension, colère et stagnation. « Timidité hors du commun ou asociabilité inchangeable ? ».

 

Un an s’est écoulé et j’avoue n’avoir toujours pas compris. Je ne suis pas un génie.

 

Nous tentions chacun d’éviter de penser à cette soirée, souhaitant un retour comme avant. Mais rien n’est révocable. On ne peut pas pauser un événement, l’oublier ou l’annuler simplement parce que ce serait mieux qu’il le soit. La vie est un tout. Et on devait faire avec. Evidemment, ce n’est pas ce que je défendais il y a un an, souhaitant être heureux.

« C’est pas grave Hocine, ca change rien pour nous ». Elle avait tort. Parce que tout a changé, et irrévocablement. Parce que je sors d’une journée de 5 heures de maths, j’ai envie de dire que cela devait imaginaire. Ca l’a toujours été.

 

 

Aujourd’hui, j’ai rédigé pas moins de 20 pages d’exercices de mathématiques en tout genre. J’ai repensé à cette soirée, par pur hasard, et sans comprendre pourquoi, ni de quelle manière mon cerveau a fait le lien entre équation différentielle et nouvel an.

Mécaniquement, j’écrivais. Puis un moment, je m’arrêtais et je regardais devant moi.

 

Parce qu’une chose en entraine une autre, et cela doit être à cause de l’agitation s’expliquant à la fois par le litre de coca que je me suis enfilé 1 heure avant au Quick et par l’exercice de spé, je repensais à tout ça. Encore.

Et je me disais : Dans 5 mois, ou à peine plus, nous nous en allons. Evidemment, tout le monde dit que tout le monde se reverra … ou pas. Après tout, c’est la vie.

 

Ce qui est sur, c’est que rien ne sera jamais pareil.

 

Quant à nous, puisqu’aucune raison ne motivait notre amitié avant, aucune ne la motivera après.

Et si un immense regret emplissait ?

Et si dans 5 mois, elle repensait, elle aussi, à cette soirée, et si elle se disait que c’était con d’avoir loupé, tant de choses. Je ne peux pas arrêter le temps, je ne suis pas un génie. Et je n’irai jamais contre les volontés des gens. Mais ce serait con. Who cares ?

 

Entre la soirée ratée, il y a eu une année et quelques jours. Et ce fut strictement décroissant. En début d’année, nous nous parlions encore. TPE obligeaient, et c’est comme ça que le cerveau humain oublie. Limiter le choc brutal, la coupure nette en tentant de passer d’un bonheur à un autre, délicatement. Je n’étais pas un ami mais un bonheur passager. Un passe-temps. Un kit-kat. Une glace après un repas. Comme le kit-kat, je fus rapidement éliminé et oublié.

Ainsi, vers Avril, je n’existais plus. Les 2 ans passés étaient passés, et la page tournée.

 

Et par moment, j’y repensais, triste et toujours avec la même méthode. La classique approche des « Et si j’avais… » ou des « Et si elle avait … ». J’aurais passé des heures à me demander ce qui coinçait. Admettant qu’il n’y a pas de réponses claires, je me tourne vers le futur, car c’est ce qui compte.

 

Notre futur sera concrètement inexistant. Pour éviter des regrets dans quelques mois, je lui en parlerais.

Notre futur sera concrètement inexistant parce que nous ne sommes pas dans « High School Musical ». La réalité réelle est devant moi, et pour nous, ce sera concrètement inexistant. Triste vérité ? Disons que c’est une expérience enrichissante, c’est plus optimiste. Non, en fait, c’est une triste vérité.

Et il neige. Et ca me fera toujours penser à ces moments, parce que c’est romantique la neige.

 

                                                                                                                                                                                                                                                         Hocine

05.02.2009

Le parque à Lyon

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J’ai passé mon dernier week-end à Lyon.

Si le week-end était parfait, si l’accueil de Julie et d’Aurel était excellent et si la ville était plus qu’intéressante, le lycée que je voulais aller visiter était spécial, un mélange pathétique et drôle …

Aller faire une prépa maths pour faire des maths et non pas pour écraser les autres ne semble pas être une évidence pour tous, semble être une incohérence pour certains.

Vétuste internat et élitiste mentalité. Bref, j’espère que ce n’est pas pareil partout ; on verra.

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                                                                                                                                                                                                     Hocine

04.02.2009

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