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27.04.2009
Tire swing
Je suis allongée dans l’herbe, toute seule.
J’ai presque 18ans.
Tout le monde me le rappelle, alors je m’attends à un truc. Je sais pas, on m’a dit que j’étais sensée attendre ce moment depuis toute petite.
Non.
Qu’est ce qui va se passer dans quelques heures ? Je vais me transformer en un joli cygne comme le vilain petit canard ? Ou alors je vais entrer dans une espèce de faille spatio temporelle ? Faudrait que je me trouve un Hoverboard…
Non, ça peut pas être comme ça que ça se passe.
Certains m’ont dit que ça n’avait rien changé qu’ils étaient comme avant.
Espérons. Je soupire et me tourne, le soleil me fait pleurer les yeux.
J’aimais bien 17.
17 ça sonne tellement bien, ça sonne, romantique. Enfin pas romantique-cartonpâte, romantique vrai.
En plus, si on fait la somme des chiffres, ça fait un nombre pair.
J’ai bien vécu mes 17ans. Non vraiment. Je ne vais pas me lamenter parce que c’était vraiment un bon moment.
Ouais, ça va Rimbaud, t’avais raison.
Pourquoi ne pas avoir 17bis ans ? Ou 17’ ans ?
Je me sens comme à la fin d’une colonie quand on doit tous se quitter.
17 a une l’odeur de la terre après la pluie et 18 celle de la salle de maths en fin d’après midi.
En parlant de pluie, il ne fera pas beau demain. Il fait jamais beau le 28. Ho je m’en fous. J’ai passé l’âge de faire des chasses au trésor dans le jardin à mon anniversaire.
« Passer l’âge… »
Je me souviens d’un film avec Romain Duris. Le personnage, Mathieu fait la liste de ce qu’il sait faire. Il en trouve 24.
Je vais faire pareil. Je me mets en tailleur et j’arrache autant de brins d’herbe que de choses que je sais faire, mais vraiment quoi.
16…et encore j’ai compté réussir le tiramisu et faire du ski.
J’ai du mal à ouvrir une boite de conserve et on veut me faire voter, me faire passer le permis, le bac.
Relativisons, la nostalgie c’est un sentiment de gens heureux.
Et puis j’ai lu que lorsque les jeunes comédiennes atteignaient leur majorité ont ne leur faisait
plus jouer les « ingénues » mais les « jeunes premières», de plus grands rôles et mieux payés.
J’aimais bien jouer les ingénues, c’était plus marrant, alors que Phèdre elle meurt à la fin…
Il me reste quelques heures à brûler de mes dix sept ans.
Qu’est ce que je veux faire et dire après « je l’ai fait quand j’avais 17ans » ?
Le saut à l’élastique, je suis trop trouillarde, montrer mes fesses aux voisins, je suis trop bien élevée, faire sonner les alarmes des voitures de tout le quartier, je suis bien trop sérieuse.
Je me décide à couper du lilas du jardin. C’est nettement moins Rock n’roll mais moins dangereux aussi. Je ne veux peut-être pas avoir 18ans mais je ne suis pas inconsciente non plus.
J’adore le lilas. Papa m’a fait un bouquet la semaine dernière en me recommandant de changer l’eau régulièrement. J’ai oublié, le lilas est mort.
Alors j’en cueille, beaucoup. Il est tard maintenant, il va faire nuit et pleuvoir,
Je rentre vite.
Puisque je vous dis qu’il ne fera pas beau le 28…
Jeanne
23:51 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
26.04.2009
Promis après j'écris une vraie note
Allez chez elle, c’est trop cool :
Elle dessine bien, elle fait bien les lasagnes, les dms sur les probas, elle joue bien de l’harmonica, elle est drôle, elle chante bien.
Bon j’espère que ça suffit pour que vous cliquiez ici
10:26 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24.04.2009
J'ai 16 ans
Si la vie n’était qu’un rêve, et si j’avais le droit de choisir comment se passerait mon anniversaire, alors voilà ce que j’aurais souhaité.
J’aurais souhaité être à Mulhouse, chez Justine, pour passer de bons moments.
A 00H02, Jeanne aurait été la première à me souhaiter un bon anniversaire. A 00H03, Pitou, dég d’être devancé par Jeanne me l’aurait souhaité à son tour. A 00H04, Antoine m’aurait fait un gros calin en criant joyeux anniversaire. J’aurais fait un bisou à Justine, puis à Pauline, puis à Laura. Il serait 00H06 quand Pierre m’aurait pris dans ses bras pour me faire tourner en criant à tue tête. Jean-Jean m’aurait serré contre lui, m’aurait chanté une chanson et aurait bu à ma santé. J’aurais dégusté évidemment un cul sec de coca. Dans le jardin, j’aurais ensuite discuter avec Pierre, puis Pierre-Edouard, avec lequel évidemment, j’aurais parlé de MacDo et fast-food en tout genre. Puis j’aurais dansé sur une musique niaise, comme Barbie Girl par exemple. J’aurais continué de festoyer, discutant avec mes amis, dansant avec eux, les regardant délirer.
Il serait autour de 02H du matin, et je resterais avec Aurel, Pitou, Antoine et Justine ; j’aurais mangé des potatoes par terre grâce à Antoine et j’aurais savouré le gout de ces délicieuses pommes de terre. Puis, j’aurais piqué à Jean-Jean sa couette et son oreiller pour dormir dans le sous-sol de Justine.
Je me serais réveillé à 10H et la personne à mon réveil ne serait pas la même que celle avec qui je me suis endormi. J’aurais rigolé une bonne heure pour me réveiller. J’aurais fait ma valise à l’arrache pour quitter Mulhouse et rentrer chez moi.
Bien évidemment, j’aurais mangé de la junk-food avant de prendre le train. Mes parents, grand-parents m’auraient appelés et j’aurais reçu des messages d’une vingtaine de personnes que j’apprécie et qui m’apprécient. Arrivé à Montbéliard, j’aurais pris le bus pour chez moi avec de la musique dans les oreilles. Et chez moi, j’aurais mangé un truc au chocolat. J’aurais défait ma valise en repensant à une semaine de fou que j’aurais passé.
Mon père serait rentré et aurait trouvé dans la boite aux lettres un paquet pour moi. J’aurais vu une compilation musicale de Jeanne comme elle les fait si bien, un CD qu’elle m’aurait acheté et une clé USB avec des vidéos d’une quinzaine de personnes qui m’aurait eux aussi souhaité mon anniversaire. J’aurais également vu des photos d’une fête passée. J’aurais été ému d’une telle mobilisation. Mauriane me l’aurait souhaité, elle m’aurait écrit et on aurait discuté de la semaine passée. Il serait l’heure de manger et j’aurais remangé de la junk-food.
J’aurais discutaillé sur MSN, encore. Je me serais douché et j’aurais enfilé un pyjama Pilou. J’aurais vu de nouveaux messages pour moi qui m’auraient fait grandement plaisir. Je serais sur Word à écrire une note là-dessus. Puis j’irais dormir.
Aujourd’hui, ma vie avait des airs de rêve et je n’aurais pas pu espérer mieux.
Je vous aime. Merci à vous tous chers amis.
« Tu as bien changé Hoc’, tu as appris à vivre et tu as maintenant de vrais amis » ; Pierre a raison.
Hocine, qui a désormais 16 ans.
23:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
.
Hocine a 16 ans aujourd’hui,
Il ferait bien d’aller chercher le courrier.
13:04 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
23.04.2009
:)
- Je te quitte pour Bob Dylan
Je te quitte pour Gerard Philipe
Je te quitte pour Ray Davis
Je te quitte pour Boris Vian
Je te quitte pour Peter Doherty
Je te quitte pour Robert Mitchum
Je te quitte pour David Bowie
Je te quitte pour Johnny Depp
Je te quitte pour Paul Newman
- Jeanne, j’ai fait des crêpes, ça te dit ?
- ok, j’arrive !.......
….de toute façon, t’es moins flippant que Bowie, moins mort que Mitchum et tes crêpes sont sûrement meilleures que celle de Pete.
- oui, le sucre glace et la cocaïne, ça se marie pas très bien.
13:21 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
15.04.2009
.

14:31 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.04.2009
Du temps où je ne savais pas ce qu’était un ester et je ne m’en portais pas plus mal
Du temps où on allait chercher les chocolats dans le jardin. Il y a des traditions quasi inaltérables chez moi. Les bonbons dans le bol le matin de notre anniversaire, l’écoute de Thomas Legrand dans la voiture le matin, le bisou du soir et celui du matin…
Levées plus tôt que d’habitude, Anna, Alice et moi, nous dépêchons de nous laver et nous habiller.
Anna regarde par la fenêtre et nous annonce la bonne nouvelle. Il n’a plu que hier soir. Peut-être échapperons nous aux limaces. Elle enfile son jean et sa veste,la même que dans « Hartley cœur à vif », nous sommes à la fin des années 90. Alice blonde et bouclée lasse ses Atémi. Mes cheveux qui commencent à me paraître bien trop long réclame une natte à ma maman. On ressemble à trois lutins
Maman nous distribue à chacune un panier. J’ai le plus petit, je râle. Anna, en soupirant me donne le sien. A l’entrée de la maison, c’est comme une ligne de départ de course. Mais moi, j’aime pas les courses, je me fais toujours doubler par Damien à l’école.
La chasse au trésor c’est mieux. Alors je me dis que je suis comme les pirates, j’ai un faible pour les pirates.
Dehors, le soleil brille doucement. Il y a encore un tout petit peu de brume, mais il fait bon et c’est très joli. Pierre-Henry prendrait de belles photos. Mais je ne le connais pas encore.
Ca y est on sort ! Juste pour embêter Alice, je la suis. Evidemment, elle réagit et me dit que je ferais mieux d’aller chercher ailleurs.
Je l’écoute, je cherche dans le grand arbre. Je chante haut et fort Où sont mes petits souliers ?
Quelqu'un mes les a volés ! J’lai avais mis au fond du placaaaaard !... » Il me faudrait un instrument de musique mais pas un trop grand. Ho j’y réfléchirai plus tard…
Je trouve une coccinelle en chocolat. Fière de ma découverte je poursuis et regarde dans tous les interstices du vieux mur qui nous sépare de la rue. J’ai mes yeux pleins de paillettes et de gourmandise quand j’aperçois des reflets dorés sur une pierre. Six petits œufs sont posés là.
Tiens Anna passe par là, elle me montre son panier. Oh ! Elle a trouvé son œuf Kinder. Un gros œuf Kinder, méga, giga, ceux que l’on met une semaine à manger avec une surprise dedans. Alice s’écrie « moi aussi je l’ai trouvé ! »
Il ne reste plus que le mien. La honte.
J’ai trouvé moins d’œufs, et toujours pas mon œuf Kinder, les limaces ont déjà dû le manger !
Je cherche partout, surtout ne pas demander d’indice à maman, j’ai une fierté.
Où bien peut-êêêêtre au fond du tirouar !
Et là je réfléchis, que ferait Pepper Ann à ma place ? Elle regarderait dans le garage ! Je suis la plus petite, maman a sûrement dû cacher mon œuf à mon échelle. Je soulève des planches en bois et là tel j’aperçois un merveilleux papier rouge et argent brillant. Mon œuf sous le bras, je rentre à la maison. On partage tout. On mange. J’essaie de construire la surprise, j’ai beaucoup de mal. Il y a tellement de papiers de chocolat qui brillent sur la table, qu’on croirait de l’or ! C’est un bonheur ineffable diraient certains que je ne connais pas encore.
Et puis quelques années ont passé, on a grandi.
Anna est partie
Alice et moi avons continué, puis arrêté.
Alice est partie.
Mais ce week-end Anna est rentrée. Maman s’est ruiné en cloches, lapins et autres œufs. Elle a tout planqué dans les pots de fleurs, les murets…On a eu de la chance, il n’avait pas plu. On a choisi le panier, comme avant. On s’est attendu comme avant. . J’ai mes vieilles converses et les cheveux courts. Anna n’a plus de jean grunge depuis longtemps. Alice est à Toronto sans Atémi. J’ai toujours un faible pour les pirates. Et bien entendu, j’ai toujours du mal à construire les surprises
…j’m’en souviens plus ! »
Jeanne
21:42 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
08.04.2009
"Faudrait vraiment qu'on compte...

....Le nombre de fois qu’on entend le mot « bac »
Jeanne
17:37 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

