« 2009-08 | Page d'accueil
| 2009-11 »
24.10.2009
Perrette sur sa tête ayant un pot au lait prétendait arriver sans encombre à la ville...
7h30, tram ou vélo ? Il fait frais mais je veux faire des économies, je sors mon vélo bleu cliquant de la cour. J'écoute « on my way ». J'aime bien rouler sur les quais. Un quart d'heure après je suis à la fac, parée pour la danse.
15h30, fatiguée je vais chercher mon vélo, il faudra que je pense à me racheter un panier et surtout des gants, une copine m'accompagne sur le chemin, puis tourne à droite.
A 18h, je vais faire une audition, pour La Double Inconstance. Elle a lieu dans ma rue, je ne l'ai dit à personne et me suis décidée il y a une heure. Je roule du mauvais côté mais tout le monde fait ça parce qu'il y a trop de monde de l'autre côté.
À 10m de chez moi je traverse pour aller sur le bon trottoir, et tout d'un coup je sais pas ce qui se passe.
Je crois que je crie, je suis sûre d'avoir entendue crac. J'ai mon vélo à ma gauche, je pleure comme une gamine, j'ai mal à la cheville.
Je vois trois monsieurs qui courent vers moi. Un jeune avec une clope à la main, un plus vieux qui se précipite et un autre auquel je ne fais pas attention.
Le vieux me demande si ça va, où j'ai mal, je lui montre ma cheville droite,bien sûr que je lui permets d'enlever ma chaussure, ma chaussette, il peut tout enlever si il veut si j'ai moins mal après. Le jeune veut appeler les pompiers. Je dis « naon, pas la peine » je m'imagine que je me suis juste tordu un peu la cheville, une tisane et demain je gambade.
J'appelle Anna, mes trois compères me portent jusqu'à un café où je l'attends. Je tourne un peu quand je vois ma cheville qui gonfle, je pleure beaucoup, j'ai mal. Je ne suis pas très brave.
Je pense à Perrette et à son pot au lait, dans la fable elle saute mais il n'y a que le pot qui se casse pas la laitière.
Je reçois un sms d'Hocine qui me dit qu'il a réussi son DS, je pleure un peu encore. Et je ne réponds pas.
J'appelle maman qui me dit que c'est pas grave une entorse.
Anna arrive et m'emmène aux urgences, je suis dans un fauteuil roulant je trouve ça impressionnant. Ça fait incurable.
On m'emmène en pédiatrie et on me fait des radios de ma jambe et de ma cheville,j'attends j'ai mal.
Je vois les radios, je me dis que si c'est ça ma beauté intérieure je suis très laide.
J'ai mal.
J'attends le diagnostique : fracture du péroné et arrachement d'un tendon. Ça fait peur, du coup je pleure de nouveau, je suis vraiment une fillette
Je savais pas où était le péroné, j'imaginais ça dans le bras.
La dame en blanc me plâtre c'est tout chaud, mais ça tire. Piqure contre la phlébite et prises de sang.
Les quatre étages de notre petit appartement me paraissent une montagne, Anna me propose de rester chez elle.
J'ai faim, je pleure encore un peu, je vous ai dit que j'étais pas brave.
Mais comme dit Hocine il faut relativiser, avec le recul on arrive à tout.
Et surtout
Marivaux, il sert à rien.
Jeanne
17:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.10.2009
Psychologie format poche 2 : étude de rêve
A lire en écoutant Alabama Song, la version des Doors, c'est bien plus flippant et ça compense les faiblesses de mon style.
Je ne rêve jamais. Ou alors très peu, très rarement. Ou je ne m'en souviens plus, où il ne sentait pas bon.
C'était vendredi.. Faustine était rentrée chez ses parents en train dans l'après midi.
Hocine était venu manger des pâtes avec de la sauce tomate et du gruyère râpé. Je l'ai raccompagné. Et on s'est aperçu qu'on m'avait volé mon panier. Il s'est moqué de moi. En revenant chez moi, j'ai marché dans une crotte.
Je suis remontée, j'ai lu Woyzeck, un peu. Je ne comprends pas Woyzeck, j'ai beaucoup de mal. Je me suis endormie d'un lourd sommeil. Le genre qui nous font nous endormir la bouche ouverte.
Et c'est là que ça a commencé.
Alabama song en fond sonore dans ma tête
Je me réveille chez mes parents dans mon lit. il y a tout plein d'affiches au mur, je suis très très fatiguée. Je me lève quand même et je souris. Et là une dent tombe. Je me dis que merde, j'ai pas perdu toutes mes dents de lait.
Le première chose qui me vient à l'esprit c'est que merde il ne m'accepteront jamais au conservatoire avec une dent en moins ! Je ne pourrai jamais faire de théâtre avec un trou dans ma dentition. Je pourrai jamais jouer Electre sans cette belle dent de devant.
Affolée je vais voir mon papa qui est bien sûr là et ne s'étonne de rien. Il me propose de me faire coller une fausse dent. Du coup, je vais chez le dentiste. Il est super beau et je ne m'étonne même pas de la ressemblance avec mon prof de théâtre de la fac. Il me recolle la dent, ça ne fait pas mal du tout. Je me regarde de nouveau dans le miroir et je rentre chez moi. Je suis bien contente
Un peu plus tard, une autre dent tombe, puis deux, puis trois. Et c'est bientôt plus de la moitié de ma dentition qui dégringole et se retrouve sur le parquet.
Je n'arrive plus à parler correctement, on se moque de moi.
J'ai l'impression que j'ai 700 dents qui tombent, elle tombent sans arrêt.
Je ne sais pas ce qui m'a fait me réveiller en sursaut, sur mon lit à Strasbourg, sous ma couette verte. Je passe ma langue sur toutes mes dents, une par une, en les comptant, scrupuleusement, pour être sûre.
Je suis rassurée. Je profite de toute ma dentition, je vais manger un steak aujourd'hui.
Je réfléchis à ce que ça veut dire, qu'en dirait Sigmund ?
Perdre une dent ? D'après une fille de la fac je vais perdre quelqu'un de très proche. Une autre me dit que je n'ai pas confiance en moi. Un autre prétend que j'ai mangé trop de choses liquides. Hocine pense que je suis un peu flippée par le conservatoire et que je suis amoureuse de mon prof. Je lui ai bien dit que c'était trop linéaire comme interprétation et qu'il fallait peut être aller plus loin. Faustine se dit que c'est hormonal. Et internet me dit que c'est sexuel, un truc genre peur de la castration...je ne sais pas ce qui est pire
Du coup je ne dors plus. Et Jim Morrison me fait peur.
Jeanne
20:39 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.10.2009
viens chez moi, j'habite chez une copine

21:32 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
"Pas encore en grève"?
On m'a dit plein de choses quand je suis sortie de mon lycée, mon joli bac en poche.
C'est pourquoi je pense qu'il est temps, même si en fait c'est un peu tôt, de faire le tour des clichés que j'ai pu entendre autour de la vie étudiante en générale et de la fac en particulier et de la fac d'arts du spectacle en plus particulier.
Cliché numéro 1 : « La fac, surtout les facs d'arts c'est le chaos ».
C'est vrai...j'ai dû m'inscrire des milliards de fois, faire des files d'attente, marquer mon nom dans des listes de passage contenant 300 noms. Je me suis perdue et j'ai beaucoup marché. Mais de là à dire que ce n'est que dans les facs d'arts c'est un peu de la mauvaise foi...
Cliché numéro 2 : « en fac y'a que des glandeurs ! »
Personnellement je ne peux pas me prononcer là dessus. Les bibliothèques universitaires sont pleines de gens qui écrivent, cherchent, lisent. Après ils semblerait que la moitié d'une promo parte au bout d'un semestre. Le cliché reste à confirmer...
Cliché numéro 3 : « La fac, si t'es pas autonome, t'es mort ! »
Là c'est le cliché le plus vrai qui soit. Il faut vraiment se prendre en main, personne ne dira quoique ce soit si je travaille ou pas.
Cliché numéro 4 : « Tu verras ils auront tous des dreads en arts du spectacle! »
Cette fois je nie. Il y en a quelques uns c'est vrai mais pas tant que ça. Je vous assure que si vous croisez un étudiant en arts du spectacle dans la rue vous ne vous en rendriez pas compte ! (si ! Si !)
Cliché numéro 5: « tu verras t'auras 12 h de cours ! »
j'en ai 24.
Cliché numéro 6 : « les profs en université sont inaccessibles et hautains »
C'est faux, mes profs sont jeunes, dynamiques, intéressés par la santé de leurs étudiants. J'ai été agréablement surprise par ça
Cliché numéro 7 : « Tu sais ma petite Jeanne, les sciences vont te manquer ! »
Heu...non.
Cliché numéro 8 : « Ma pauvre Jeanne, ton ami Hocine sera tellement pris par son travail (sous-entendu lui qui travaille) que tu ne le verras plus ! »
Heu...non
Et je ne vous parle même pas du cliché du prof de danse, qui est une réalité, de celui de l'étudiant en cinéma et de l'étudiant en danse, celle de l'étudiant en STAPS et encore moi celui de l'étudiant en droit...
Je vous laisse, je vais manger des pâtes (encore un)
Bisous
Jeanne.
20:47 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

