11.10.2009
Psychologie format poche 2 : étude de rêve
A lire en écoutant Alabama Song, la version des Doors, c'est bien plus flippant et ça compense les faiblesses de mon style.
Je ne rêve jamais. Ou alors très peu, très rarement. Ou je ne m'en souviens plus, où il ne sentait pas bon.
C'était vendredi.. Faustine était rentrée chez ses parents en train dans l'après midi.
Hocine était venu manger des pâtes avec de la sauce tomate et du gruyère râpé. Je l'ai raccompagné. Et on s'est aperçu qu'on m'avait volé mon panier. Il s'est moqué de moi. En revenant chez moi, j'ai marché dans une crotte.
Je suis remontée, j'ai lu Woyzeck, un peu. Je ne comprends pas Woyzeck, j'ai beaucoup de mal. Je me suis endormie d'un lourd sommeil. Le genre qui nous font nous endormir la bouche ouverte.
Et c'est là que ça a commencé.
Alabama song en fond sonore dans ma tête
Je me réveille chez mes parents dans mon lit. il y a tout plein d'affiches au mur, je suis très très fatiguée. Je me lève quand même et je souris. Et là une dent tombe. Je me dis que merde, j'ai pas perdu toutes mes dents de lait.
Le première chose qui me vient à l'esprit c'est que merde il ne m'accepteront jamais au conservatoire avec une dent en moins ! Je ne pourrai jamais faire de théâtre avec un trou dans ma dentition. Je pourrai jamais jouer Electre sans cette belle dent de devant.
Affolée je vais voir mon papa qui est bien sûr là et ne s'étonne de rien. Il me propose de me faire coller une fausse dent. Du coup, je vais chez le dentiste. Il est super beau et je ne m'étonne même pas de la ressemblance avec mon prof de théâtre de la fac. Il me recolle la dent, ça ne fait pas mal du tout. Je me regarde de nouveau dans le miroir et je rentre chez moi. Je suis bien contente
Un peu plus tard, une autre dent tombe, puis deux, puis trois. Et c'est bientôt plus de la moitié de ma dentition qui dégringole et se retrouve sur le parquet.
Je n'arrive plus à parler correctement, on se moque de moi.
J'ai l'impression que j'ai 700 dents qui tombent, elle tombent sans arrêt.
Je ne sais pas ce qui m'a fait me réveiller en sursaut, sur mon lit à Strasbourg, sous ma couette verte. Je passe ma langue sur toutes mes dents, une par une, en les comptant, scrupuleusement, pour être sûre.
Je suis rassurée. Je profite de toute ma dentition, je vais manger un steak aujourd'hui.
Je réfléchis à ce que ça veut dire, qu'en dirait Sigmund ?
Perdre une dent ? D'après une fille de la fac je vais perdre quelqu'un de très proche. Une autre me dit que je n'ai pas confiance en moi. Un autre prétend que j'ai mangé trop de choses liquides. Hocine pense que je suis un peu flippée par le conservatoire et que je suis amoureuse de mon prof. Je lui ai bien dit que c'était trop linéaire comme interprétation et qu'il fallait peut être aller plus loin. Faustine se dit que c'est hormonal. Et internet me dit que c'est sexuel, un truc genre peur de la castration...je ne sais pas ce qui est pire
Du coup je ne dors plus. Et Jim Morrison me fait peur.
Jeanne
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03.10.2009
viens chez moi, j'habite chez une copine

21:32 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
"Pas encore en grève"?
On m'a dit plein de choses quand je suis sortie de mon lycée, mon joli bac en poche.
C'est pourquoi je pense qu'il est temps, même si en fait c'est un peu tôt, de faire le tour des clichés que j'ai pu entendre autour de la vie étudiante en générale et de la fac en particulier et de la fac d'arts du spectacle en plus particulier.
Cliché numéro 1 : « La fac, surtout les facs d'arts c'est le chaos ».
C'est vrai...j'ai dû m'inscrire des milliards de fois, faire des files d'attente, marquer mon nom dans des listes de passage contenant 300 noms. Je me suis perdue et j'ai beaucoup marché. Mais de là à dire que ce n'est que dans les facs d'arts c'est un peu de la mauvaise foi...
Cliché numéro 2 : « en fac y'a que des glandeurs ! »
Personnellement je ne peux pas me prononcer là dessus. Les bibliothèques universitaires sont pleines de gens qui écrivent, cherchent, lisent. Après ils semblerait que la moitié d'une promo parte au bout d'un semestre. Le cliché reste à confirmer...
Cliché numéro 3 : « La fac, si t'es pas autonome, t'es mort ! »
Là c'est le cliché le plus vrai qui soit. Il faut vraiment se prendre en main, personne ne dira quoique ce soit si je travaille ou pas.
Cliché numéro 4 : « Tu verras ils auront tous des dreads en arts du spectacle! »
Cette fois je nie. Il y en a quelques uns c'est vrai mais pas tant que ça. Je vous assure que si vous croisez un étudiant en arts du spectacle dans la rue vous ne vous en rendriez pas compte ! (si ! Si !)
Cliché numéro 5: « tu verras t'auras 12 h de cours ! »
j'en ai 24.
Cliché numéro 6 : « les profs en université sont inaccessibles et hautains »
C'est faux, mes profs sont jeunes, dynamiques, intéressés par la santé de leurs étudiants. J'ai été agréablement surprise par ça
Cliché numéro 7 : « Tu sais ma petite Jeanne, les sciences vont te manquer ! »
Heu...non.
Cliché numéro 8 : « Ma pauvre Jeanne, ton ami Hocine sera tellement pris par son travail (sous-entendu lui qui travaille) que tu ne le verras plus ! »
Heu...non
Et je ne vous parle même pas du cliché du prof de danse, qui est une réalité, de celui de l'étudiant en cinéma et de l'étudiant en danse, celle de l'étudiant en STAPS et encore moi celui de l'étudiant en droit...
Je vous laisse, je vais manger des pâtes (encore un)
Bisous
Jeanne.
20:47 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.08.2009
"Through the endless doubt" Tunng
A défaut de parler cuisine comme l’a suggéré la patronne dans sa dernière note, et parce que je ne suis pas très « cuisine » et pas très « cochon », parlons rentrée et avenir.
Cette rentrée est particulière. Les années précédentes, lorsque je parlais de rentrée, je me faisais systématiquement huer : « la rentrée, ca craint ! », « je regrette déjà les vacances », «chuuttt, il reste encore 2 jours de vacances ». Mais pas cette fois.
Parce que cette fois, c’est différent. On rigole plus. Finie cette connerie qu’est le bac, enfin les choses sérieuses : la sup’. Cette rentrée inspire pour beaucoup impatience et excitation. Et beaucoup apprécient l’arrivée de cette rentrée. La première raison étant que l’on quitte chez soi, on meuble son appart’, on prépare son « nouveau monde », un agréable vent d’indépendance qui souffle. Mener sa vie « chez soi » et plus chez ses parents. La deuxième raison (qui concerne tout le monde cette fois, vu que certains ne bougent pas de chez eux), « la division sociale du travail ». Si le lycée représente l’enseignement général, le supérieur, c’est la spécialisation. Et ca veut dire concrètement qu’on travaille enfin ce qu’on aime. Et ca, c’est pas négligeable.
L’impatience et l’excitation masquent à peine les petits points amers de cette rentrée. J’hyperbole peut-être en disant que je suis actuellement entre 2 mondes. Celui dans lequel j’ai vécu et celui dans lequel je vivrai.
Celui dans lequel j’ai vécu, c'est-à-dire mes 3 fantastiques années de lycée. 3 années de fêtes et de délires en tout genre, de rencontres, de cours plus ou moins intéressant mais toujours au sein d’une bonne ambiance. 3 années où je me suis fait des dizaines d’amis, plus ou moins proches. Bon, n’idéalisons rien. Le Cuvier, c’est aussi des réveils durs, notamment les douloureux samedi matin de TP. Tout ce qui s’est passé n’a pas toujours été rose, mais quand même. 3 fantastiques années de lycée. Evidemment, j’ai compris l’ampleur de ce qui m’arrivait pendant que je le vivais, riant plus que je n’ai travaillé en cours cette année par exemple. Mais avec du recul, maintenant que c’est officiellement et définitivement clos, je me rends compte d’autant plus que ce qui nous est arrivé est incroyable.
Celui dans lequel je vivrai, c'est-à-dire mes prochaines années en tant que taupin (comprendre « étudiant en classe préparatoire scientifique »). Ce sera surement difficile, physiquement et moralement, et je travaillerai certainement plus que je rirai en cours, mais peu importe. J’aurai des coups de barre, mais sachant ce qui m’arrivera, je ne serai pas malheureux. Je prendrai tout ce qui me tombera sur la tête avec philosophie et je finirai par rire de mes propres difficultés. Le recul est la clé du bonheur. J’aurai forcément une vie sociale et je découvrirai d’autres personnes. Le lien avec le premier monde est sacrément faible. A 200 km et tous étant dispatchés, tous ayant de nouvelles vies, on vivra avec d’autres. On ne pourra pas tous être à 7H40 devant le lycée à notre endroit habituel, on ne pourra pas jouer au tarot sur les bancs du lycée, mais ca n’a pas d’importance. On sera heureux dans nos petits nouveaux mondes en formation, même si on a du mal à le concevoir aujourd’hui, se disant que tout est fini pour nous tous et qu’on se retrouvera seuls. De toute façon, on est obligé de partir ; mais je suis persuadé que ce sera bien. Différent mais bien.
Je suppose sans preuves réelles que tout se passera bien. Si ca se trouve, ca craindra. Ce qu’on fera ne nous plaira pas, ce sera invivable et lourd. Il y a peu de chances que cela arrive étant donné que l’Homme possède une incroyable capacité à s’adapter à toute situation mais celle qu’on avait était confortable et celle qu’on aura est incertaine. Le plus inquiétant, c’est aujourd’hui. Cette transition où l’on se retrouve seul, disant au revoir à tous les amis lycée, restant seuls. On est comme dans l’antichambre du doute ; entre excitation, impatience et inquiétude presque invisible.
Et on se reverra ou pas, mais quoi qu’il en soit, ce ne sera plus jamais comme avant. Après tout, il n’y a pas de quoi être triste. Merci à ceux qui tiennent à moi et à qui je tiens donc, pour les bons moments passés, bonne chance à vous, bonne nouvelle vie, et donnez de vos bonnes nouvelles.
Hocine.
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