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08.02.2009

« La neige, c’est romantique ! » (Note n°3)

 

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Quel hiver enneigé.

Ce fut fin 2007. Alors que rien ne pouvait prédire ce qui allait se passer. Et plus précisément le dernier jour de l’année 2007. Etant un jour de vacances, j’eus le loisir de me réveiller aux alentours de 12H, mangeant un truc choisi au hasard dans le réfrigérateur. Et pensant, un peu anxieux, que je passerais une bonne soirée. Mais ce ne fut pas le cas. C’était pathétique. Ne pas bouger pour ne pas titiller l’opinion publique et le paradoxe suivant : « Si je suis heureuse, ils le sauront. Je vais pas être heureuse donc ». Et suivant cette lignée toute la soirée, je me retrouvais chez moi à 4 heures du matin. En 2008. A avoir passé un nouvel an avec des gens que je ne connaissais pas, et elle qui était tout pour moi. Et je ne comprenais pas. Pourquoi ça a foiré ? Et j’étais couché par terre, écoutant de la musique, cherchant à comprendre, et ne comprenant pas. J’ai fini par dormir, ne sachant où me placer entre dégout et incompréhension, colère et stagnation. « Timidité hors du commun ou asociabilité inchangeable ? ».

 

Un an s’est écoulé et j’avoue n’avoir toujours pas compris. Je ne suis pas un génie.

 

Nous tentions chacun d’éviter de penser à cette soirée, souhaitant un retour comme avant. Mais rien n’est révocable. On ne peut pas pauser un événement, l’oublier ou l’annuler simplement parce que ce serait mieux qu’il le soit. La vie est un tout. Et on devait faire avec. Evidemment, ce n’est pas ce que je défendais il y a un an, souhaitant être heureux.

« C’est pas grave Hocine, ca change rien pour nous ». Elle avait tort. Parce que tout a changé, et irrévocablement. Parce que je sors d’une journée de 5 heures de maths, j’ai envie de dire que cela devait imaginaire. Ca l’a toujours été.

 

 

Aujourd’hui, j’ai rédigé pas moins de 20 pages d’exercices de mathématiques en tout genre. J’ai repensé à cette soirée, par pur hasard, et sans comprendre pourquoi, ni de quelle manière mon cerveau a fait le lien entre équation différentielle et nouvel an.

Mécaniquement, j’écrivais. Puis un moment, je m’arrêtais et je regardais devant moi.

 

Parce qu’une chose en entraine une autre, et cela doit être à cause de l’agitation s’expliquant à la fois par le litre de coca que je me suis enfilé 1 heure avant au Quick et par l’exercice de spé, je repensais à tout ça. Encore.

Et je me disais : Dans 5 mois, ou à peine plus, nous nous en allons. Evidemment, tout le monde dit que tout le monde se reverra … ou pas. Après tout, c’est la vie.

 

Ce qui est sur, c’est que rien ne sera jamais pareil.

 

Quant à nous, puisqu’aucune raison ne motivait notre amitié avant, aucune ne la motivera après.

Et si un immense regret emplissait ?

Et si dans 5 mois, elle repensait, elle aussi, à cette soirée, et si elle se disait que c’était con d’avoir loupé, tant de choses. Je ne peux pas arrêter le temps, je ne suis pas un génie. Et je n’irai jamais contre les volontés des gens. Mais ce serait con. Who cares ?

 

Entre la soirée ratée, il y a eu une année et quelques jours. Et ce fut strictement décroissant. En début d’année, nous nous parlions encore. TPE obligeaient, et c’est comme ça que le cerveau humain oublie. Limiter le choc brutal, la coupure nette en tentant de passer d’un bonheur à un autre, délicatement. Je n’étais pas un ami mais un bonheur passager. Un passe-temps. Un kit-kat. Une glace après un repas. Comme le kit-kat, je fus rapidement éliminé et oublié.

Ainsi, vers Avril, je n’existais plus. Les 2 ans passés étaient passés, et la page tournée.

 

Et par moment, j’y repensais, triste et toujours avec la même méthode. La classique approche des « Et si j’avais… » ou des « Et si elle avait … ». J’aurais passé des heures à me demander ce qui coinçait. Admettant qu’il n’y a pas de réponses claires, je me tourne vers le futur, car c’est ce qui compte.

 

Notre futur sera concrètement inexistant. Pour éviter des regrets dans quelques mois, je lui en parlerais.

Notre futur sera concrètement inexistant parce que nous ne sommes pas dans « High School Musical ». La réalité réelle est devant moi, et pour nous, ce sera concrètement inexistant. Triste vérité ? Disons que c’est une expérience enrichissante, c’est plus optimiste. Non, en fait, c’est une triste vérité.

Et il neige. Et ca me fera toujours penser à ces moments, parce que c’est romantique la neige.

 

                                                                                                                                                                                                                                                         Hocine

29.12.2008

"La neige, c'est romantique..." (Note n°2)

Voir Note n°1.

 

Toujours décembre. Toujours dans le froid, la neige, les chocolats chauds et l’immaturité de mes 14 ans.

 

C’est un lundi, et je finis à 15H30. En sérieux élève, je décide de passer les 2 heures qui suivent au CDI. Banale décision. La neige tombe à flots. Et je suis sur un exercice de Mathématiques. Les suites. L’heure avance et l’exercice aussi simple soit-il n’avance pas. Je ne veux et ne peux pas le faire. 16H30. Le problème n’est toujours pas résolu. Je joue avec mon stylo et je regarde par la fenêtre, je me regarde. 17H30. Et voilà 2 heures devant un livre sans avoir travaillé, je jette à la poubelle mon ébauche de recherche dont je me fous complètement. L’équation trouvera sa solution un autre jour. Et comme tous les lundis de ce mois de décembre, je descends en ville avec elle. Le froid, le marché de Noël. Et en plein milieu d’inutiles conversations, je dis : « regarde ce type, il vend un tableau à 300€, il est moche mais c’est écrit LOVE en gros dessus » ; « jme demande qui est capable d’acheter un tableau pareil, heureusement que l’amour coûte pas 300€ » ; « ca ne coûte que la volonté » ; « tu as surement raison ». J’ai surement raison mais certaines équations sont plus difficiles à résoudre qu’ils n’en ont l’air.

 

C’est un jeudi et je finis à 17H30. Après 2 heures mathématiquement TPE et comme tous les jeudis de ce mois de décembre, je descends en ville avec elle. Et on passait au forum. C’était le temps où Marie révisait ses vecteurs-vitesse et où elle lisait. Je regardais en écoutant la musique de fond du forum. Puis le froid, le marché de Noël. Je me souviens des têtes de nègre, et de mon paquet. Il y avait une boite, une lettre et un livre : « Mais qui es-tu Alaska ? ». Mais qui es-tu ?

 

C’est un vendredi et je finis à 17H30. Je sors et respire l’air frais après deux heures de cours d’histoire. Ce sont les vacances. Et comme tous les vendredis de ce mois de décembre, je descends en ville avec elle. Le froid, le marché de Noël. C’est ce jour-là que j’ai eu mon écharpe. Cette écharpe, je l’avais gardé pendant des semaines, je la ressortais quelques fois, je la regardais, juste. Je la regardais et dans l’immaturité de mes 14 ans, je sentais la neige, romantique, et ces soirées. Souvenir euphorisant d’un quotidien heureux.

 

Et c’est ce même jour, dans le froid, la neige, les chocolats chauds et l’immaturité de mes 14 ans que pendant que j’écoutais « How to save a life ? » allongé sur mon lit, que l’un des moments les plus beaux de ma vie arriva. Il était 23 heures passées et rien ne pouvait prédire ce qui allait se passer. Les 4 notes de ma sonnerie de téléphone retentirent.

 

« Ca te dirait de passer Nouvel-An avec moi ? »

 

Rien ne pouvait prédire ce qui allait se passer.

Rien.

 

Et dans le bonheur de cette invitation, et l’abstraction de mes pensées heureuses, je pensais. Je réfléchissais, je souriais, je sautais. Et dans l’immaturité de mes 14 ans, contre toute attente et refusant ainsi Aibre, je lui répondais « Pas de soucis, elle ».

 

Rien ne pouvait prédire ce qui allait se passer.

Rien.

 

« 

Tu étais belle quand tu lisais « Mais qui es-tu Alaska ? », pendant que Marie galérait avec les vecteurs-vitesses.

Tu étais belle avec l’écharpe que tu m’as offerte.

Tu étais belle sous les lumières de Noel, lorsque l’on passait à coté du stand du type qui vendait un tableau « LOVE » beaucoup trop cher.

Tu étais belle.

».

 

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                                                                                                                                                                                                                              Hocine

01.12.2008

« La neige, c’est romantique… » (Note n°1)

Nous y sommes. Mois de décembre. Bel et bien le dernier mois de l’année. Dans le sempiternel froid de Montbéliard, écharpe au cou, gants aux mains, manteau au corps, le temps d’expirer l’air des poumons. Ecoutant un air d'Oasis, et un verre de chocolat au lait à la main, je me demandais.

 

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Je me demandais peut-être trop. Dans l’immaturité de mes 14 ans avec trop d’idéalisme en tête, et dans le seul but d’être heureux. Je réfléchissais. Mes neurones cogitaient et je devais avoir une réponse, je tentais d’en trouver une, sans succès. Je me demandais. Je me demandais et je répétais sans cesse :

 

« La neige, c’est romantique».

 

Hocine.